Action Stellantis : pourquoi le cours reste-t-il si bas malgré les premiers signes de redressement ?

Mis à jour le 1er octobre 2026. Données de marché relevées pendant la séance du 1er octobre.
Le paradoxe Stellantis est devenu difficile à ignorer. À 11 h 13 ce 1er octobre 2026, l’action STLAP cotée à Paris évoluait autour de 3,86 €, pour une capitalisation voisine de 11,2 milliards d’euros. Le titre avait perdu près de 59 % depuis le début de l’année et plus de 52 % sur douze mois. Pourtant, les derniers comptes ne montrent plus l’effondrement opérationnel de 2025 : au premier semestre 2026, le chiffre d’affaires a progressé de 10 %, les volumes de 11 % et Stellantis est revenu à un résultat net positif.
Pourquoi le marché continue-t-il alors de valoriser le groupe aussi sévèrement ? Parce que le redressement visible dans les volumes n’est pas encore synonyme de rentabilité normalisée. La marge opérationnelle courante (AOI) reste à 2,1 % et le free cash-flow industriel est encore négatif de 921 millions d’euros sur le semestre. Après le reset massif de 2025, ce sont surtout la marge et le cash qui permettent de juger si l’amélioration est durable.
Les chiffres à garder en tête
- 3,86 € environ : cours STLAP observé le 1er octobre 2026 à 11 h 13.
- 11,2 Md€ environ : capitalisation au même instant.
- 2,1 % : marge AOI du S1 2026.
- –921 M€ : free cash-flow industriel du S1 2026.
- 28 octobre 2026 : prochaine publication financière annoncée par Stellantis, pour le T3.
Vous suivez l’action Stellantis ?
Les résultats s’améliorent, mais la marge et le cash-flow restent sous surveillance. Vous pouvez partager votre lecture de Stellantis et confronter les indicateurs que vous suivez avec les autres lecteurs d’Astorz.
Une action revenue près de ses plus bas malgré de meilleurs chiffres
Le cours unitaire donne immédiatement la mesure de la défiance, mais il ne suffit pas à lui seul pour parler de valorisation. Le 1er octobre au matin, STLAP évoluait dans une fourchette 52 semaines d’environ 3,83 € à 10,49 €. Le titre se trouvait donc plus de 60 % sous son sommet annuel et tout près de son point bas récent. ABC Bourse affichait simultanément une capitalisation proche de 11,19 milliards d’euros.
Cette baisse n’est pas née d’une seule mauvaise nouvelle. Elle résulte d’une rupture progressive entre l’image de Stellantis des années 2021-2023 — marges à deux chiffres et cash abondant — et la réalité qui s’est imposée à partir de 2024 : volumes en recul, stocks élevés en Amérique du Nord, normalisation des prix, pression sur les marges, puis une année 2025 de remise à plat comptable et stratégique.
Le marché n’a donc pas simplement « puni » une publication. Il a progressivement réduit le niveau de bénéfice qu’il accepte de considérer comme normal pour Stellantis. C’est ce changement d’ancrage qui explique pourquoi quelques trimestres de croissance des volumes ne suffisent pas encore à reconstruire la confiance.
2024-2025 : comment la confiance du marché s’est cassée
En 2023, Stellantis affichait encore 189,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires, 24,3 milliards d’euros d’AOI et une marge AOI de 12,8 %. Le free cash-flow industriel atteignait 12,9 milliards. Un an plus tard, la marge était tombée à 5,5 % et le free cash-flow industriel était devenu négatif. Le contraste a été brutal.
| Période | CA | Marge AOI | Résultat net | FCF industriel |
|---|---|---|---|---|
| 2023 | 189,5 Md€ | 12,8 % | 18,6 Md€ | 12,9 Md€ |
| 2024 | 156,9 Md€ | 5,5 % | 5,5 Md€ | –6,0 Md€ |
| 2025 | 153,5 Md€ | –0,5 % | –22,3 Md€ | –4,5 Md€ |
| S1 2026 | 81,6 Md€ | 2,1 % | 0,67 Md€ | –0,92 Md€ |
En 2024, le groupe a dû corriger les stocks, particulièrement en Amérique du Nord, alors que les prix et le mix devenaient moins favorables. La baisse de la rentabilité n’était plus seulement statistique : elle se retrouvait dans le cash. Pour une industrie automobile lourde en investissements, passer de près de 13 milliards d’euros de free cash-flow industriel positif à une consommation de trésorerie change mécaniquement la façon dont le marché valorise les bénéfices futurs.
2025 a ensuite été l’année du « reset ». Les résultats annuels publiés par Stellantis font état de 153,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires, d’une perte nette de 22,3 milliards, d’une perte opérationnelle courante de 842 millions et d’un free cash-flow industriel négatif de 4,5 milliards.
La perte nette spectaculaire ne doit toutefois pas être lue comme une sortie de cash de 22 ou 25 milliards d’euros. Stellantis a comptabilisé 25,4 milliards d’euros de charges inhabituelles sur l’année. Le groupe a notamment détaillé des dépréciations de plateformes, des abandons de produits, des provisions de garantie et des restructurations. Une part importante du choc est donc comptable, même si certaines mesures entraînent bien des paiements étalés dans le temps.
Ce point est essentiel : le marché ne valorise pas seulement la perte historique. Il valorise surtout ce qu’elle révèle. Des actifs ont été dépréciés parce que les hypothèses de volumes et de rentabilité avaient changé ; des plans produits ont été abandonnés ; les provisions ont été relevées. La question devient alors moins « combien Stellantis a perdu en 2025 ? » que « quelle rentabilité peut raisonnablement revenir après cette remise à plat ? ».
Ce qui s’améliore réellement en 2026
Les premiers indicateurs 2026 ne sont pas cosmétiques. Au S1, Stellantis a publié 81,614 milliards d’euros de chiffre d’affaires, en hausse de 10 %, avec 2,958 millions de véhicules expédiés, soit +11 %. L’AOI a atteint 1,733 milliard d’euros, contre 540 millions un an plus tôt, et le résultat net est redevenu positif à 670 millions. Les chiffres sont issus du communiqué officiel du T2/S1 2026.
Le deuxième trimestre a lui-même généré 1 milliard d’euros de free cash-flow industriel positif. C’est un signal encourageant, car la reprise ne repose plus uniquement sur le compte de résultat. Mais il ne faut pas extrapoler un seul trimestre : sur l’ensemble du semestre, le free cash-flow industriel reste négatif de 921 millions d’euros.
La direction maintient pour 2026 une croissance du chiffre d’affaires dans le milieu de la fourchette à un chiffre, une marge AOI dans le bas de la fourchette à un chiffre et une amélioration du free cash-flow industriel par rapport à 2025. Le plan FaSTLAne 2030 vise ensuite 7 % de marge AOI et 6 milliards d’euros de FCF industriel en 2030, avec un retour du FCF industriel en territoire positif dès 2027. Ce sont des objectifs de management, pas des résultats déjà acquis.

Pourquoi cela ne suffit pas encore à rassurer le marché
Présenter uniquement la hausse de l’AOI en pourcentage serait trompeur. Le bond paraît spectaculaire parce qu’il part d’une base extrêmement dégradée. Le niveau absolu de rentabilité reste faible : 2,1 % de marge AOI au S1 2026, contre 12,8 % en 2023.
Pour un constructeur automobile, le cash généré par l’activité industrielle est tout aussi déterminant. Il finance les usines, les plateformes, la R&D, les lancements produits et, lorsque la situation le permet, les distributions aux actionnaires. Le S1 2026 reste donc ambigu : la consommation de cash s’est fortement réduite, mais Stellantis n’a pas encore démontré qu’elle peut financer durablement son redressement avec un free cash-flow structurellement positif.
La guidance intègre en outre des paiements liés au reset 2025. La question des droits de douane reste concrète : en juillet, Stellantis estimait leur impact net 2026 entre 1,0 et 1,2 milliard d’euros. À cela s’ajoutent le pricing en Europe, les stocks en Amérique du Nord, les garanties, la vitesse de lancement des nouveaux modèles et la capacité à réduire les coûts sans dégrader l’exécution.
Un cours aussi bas signifie-t-il vraiment que Stellantis est « bon marché » ?
Le prix d’une action n’indique pas à lui seul si une entreprise est chère ou bon marché. À environ 3,86 €, Stellantis vaut en Bourse autour de 11,2 milliards d’euros parce qu’il existe près de 2,9 milliards d’actions. Une société dont l’action cote 100 € peut parfaitement avoir une capitalisation inférieure si elle possède beaucoup moins de titres en circulation.
Rapporter la capitalisation actuelle au chiffre d’affaires 2025 donne un ratio mécanique proche de 0,07 fois les ventes. C’est faible en apparence, mais le chiffre d’affaires ne dit rien de la marge réalisée sur ces ventes. Une activité à 153 milliards d’euros de revenus et une marge quasi nulle ne mérite évidemment pas le même multiple qu’une activité générant durablement 10 % de marge et plusieurs milliards de cash.
Le PER historique est encore moins utile ici : 2025 étant déficitaire, le ratio « cours / bénéfice » sur les douze derniers mois perd son sens. Au 1er octobre, Boursorama/FactSet affichait un BPA consensus de 0,53 € pour 2026 et 1,01 € pour 2027, soit des PER indicatifs d’environ 8,7 fois et 4,6 fois aux cours de référence du fournisseur.
Un PER 2027 inférieur à 5 peut sembler spectaculaire. Mais il suppose que le bénéfice attendu en 2027 soit effectivement réalisé. Or, chez Stellantis, quelques points de marge transforment fortement le résultat net et le free cash-flow. C’est précisément pourquoi la valorisation paraît basse : le marché applique une forte décote à des bénéfices futurs encore incertains.
Décote ou value trap ? Les deux lectures restent défendables
Une value trap est une action qui paraît peu chère sur certains ratios, mais dont les fondamentaux se détériorent assez pour justifier durablement la décote. Stellantis illustre bien le débat, sans permettre aujourd’hui de le trancher proprement.
- Ce qui peut nourrir la thèse d’une décote : capitalisation faible au regard de la taille du groupe, portefeuille mondial de marques, liquidité industrielle importante, reprise des volumes, nouveaux produits, objectifs de réduction de coûts et perspective d’un FCF positif en 2027.
- Ce qui peut justifier la décote : marge encore basse, cash-flow semestriel négatif, rentabilité très éloignée des années 2021-2023, coûts de restructuration, pricing sous pression, exposition aux droits de douane, notations de crédit abaissées et dividende suspendu.
La même prudence vaut pour d’autres actions européennes fortement dépréciées suivies par Astorz, comme Ubisoft ou Eutelsat : un cours qui a beaucoup baissé ne prouve jamais, à lui seul, une sous-évaluation.
Stellantis a-t-elle encore suffisamment de liquidité ?
Le dossier ne se résume pas à une entreprise « sans cash ». Au 30 juin 2026, Stellantis indiquait 44,1 milliards d’euros de liquidité industrielle disponible. Cette métrique inclut la trésorerie, les équivalents de trésorerie, certains titres financiers et les lignes de crédit engagées non tirées disponibles pour les activités industrielles.
Il faut en revanche éviter une erreur fréquente : additionner la dette consolidée des activités de financement automobile à la dette industrielle comme si tout avait la même nature économique. Les captives de financement empruntent pour financer les véhicules des clients et des concessionnaires ; leur bilan ressemble davantage à celui d’un financeur qu’à celui d’une usine.
Stellantis a aussi renforcé sa structure de capital en mars 2026 avec des obligations hybrides perpétuelles subordonnées : 2,2 milliards d’euros à 6,25 %, 1,8 milliard à 6,875 % et 865 millions de livres à 8,25 %. Leur montant équivaut à environ 5 milliards d’euros. Ce ne sont pas des obligations senior classiques ; leur caractère hybride apporte de la flexibilité au bilan, mais leur coût rappelle que le financement n’est pas gratuit.
Les notations officielles restent investment grade, mais au dernier cran : Baa3, perspective stable chez Moody’s, et BBB-, perspective négative chez S&P. Ce n’est pas un signal de détresse immédiate ; c’est un indicateur supplémentaire de la marge de sécurité financière que le marché surveille.
Pourquoi Stellantis ne verse pas de dividende en 2026
La confusion vient du fait que de nombreuses fiches boursières affichent encore un dernier dividende historique. Le montant de 0,68 € correspond à la distribution approuvée en 2025 sur les profits 2024, avec un paiement effectué le 5 mai 2025. Ce n’est pas un dividende 2026.
Le groupe a explicitement annoncé, dans son communiqué de reset du 6 février, qu’aucun dividende annuel ne serait payé en 2026 compte tenu de la perte nette 2025. Calculer un « rendement actuel » en divisant 0,68 € par un cours proche de 3,86 € produirait donc un rendement fictif.
Un éventuel retour de la distribution dépendra des décisions futures du conseil et de la trajectoire financière. Les estimations de marché pour 2027 restent des hypothèses, pas une annonce de Stellantis.
Les signaux qui pourraient changer la perception du marché
Plutôt que de chercher un niveau de cours censé déclencher un « rebond », il est plus utile de suivre les données susceptibles de modifier la perception du dossier. Le marché dispose déjà de la promesse du plan FaSTLAne ; il attend maintenant des preuves d’exécution.
| Signal | Situation au 1er octobre 2026 | Ce qu’il faudrait observer |
|---|---|---|
| Marge AOI | 2,1 % au S1 | Progression durable, pas seulement un effet de base |
| FCF industriel | –921 M€ au S1 | Retour durable en territoire positif |
| Volumes / pricing | Volumes en reprise | Croissance sans détérioration excessive des prix |
| Stocks Amérique du Nord | Point de vigilance | Équilibre plus sain entre expéditions et ventes finales |
| Coûts / garanties | Reset encore en paiement | Baisse des charges exceptionnelles et maîtrise des garanties |
| FaSTLAne 2030 | Objectif 7 % de marge | Jalons intermédiaires crédibles et tenus |
Les risques qui peuvent encore retarder le redressement
Le risque principal reste l’exécution. Les volumes peuvent progresser sans que la rentabilité suive si la hausse est obtenue au prix de remises plus fortes. C’est particulièrement sensible en Amérique du Nord, où le mix des pickups et SUV a historiquement joué un rôle majeur dans les profits du groupe.
Le deuxième risque est européen : concurrence chinoise, guerre des prix, réglementation CO₂, coût des batteries et vitesse de transition vers l’électrique ou l’hybride. Une reprise du groupe qui reposerait presque exclusivement sur l’Amérique du Nord resterait vulnérable.
Enfin, les aléas industriels n’ont pas disparu. Le 29 septembre, Reuters a rapporté des arrêts temporaires prévus à Sochaux et Rennes en octobre en raison d’un manque de batteries longue autonomie fournies par ACC. Mulhouse doit également connaître une interruption, pour d’autres raisons. L’événement est ponctuel et ne constitue pas, à lui seul, une crise industrielle générale ; il illustre toutefois la sensibilité du redressement à la chaîne d’approvisionnement et au rythme des lancements.
Que dit le consensus des analystes ?
Au 1er octobre, Zonebourse/MarketScreener recensait 24 analystes, avec une recommandation moyenne « Conserver », un objectif moyen de 5,568 €, une borne basse à 4 € et une borne haute à 10 €. Cette dispersion est plus instructive que le chiffre moyen : elle montre à quel point les hypothèses sur les marges et le rythme de redressement restent divergentes.
Un objectif de cours n’est ni une valeur intrinsèque certaine ni une prévision garantie. Il change avec les estimations de bénéfices, les taux, le secteur et les résultats. Le consensus doit donc être lu comme une photographie des hypothèses disponibles à une date donnée, pas comme une destination du cours.
STLAP, STLAM et STLA : trois tickers, une seule entreprise
Stellantis N.V. est cotée sur plusieurs places : STLAP à Euronext Paris en euros, STLAM à Milan en euros et STLA à New York en dollars. Il ne s’agit pas de trois sociétés différentes. L’ISIN de l’action ordinaire est NL00150001Q9.
Pour comparer les cours entre New York et l’Europe, il faut tenir compte de la devise et de l’heure de cotation. Dans cet article, la référence de marché est STLAP à Paris, ce qui évite de juxtaposer un cours en dollars avec un cours en euros.
Le prochain rendez-vous : les résultats du T3 le 28 octobre
Le calendrier financier officiel prévoit la publication des résultats du troisième trimestre le 28 octobre 2026. Cette publication sera importante moins par le chiffre d’affaires isolé que par les indices qu’elle donnera sur la seconde moitié de l’année.
- Les volumes continuent-ils de progresser ?
- Le pricing résiste-t-il, notamment en Amérique du Nord et en Europe ?
- La guidance de marge reste-t-elle inchangée ?
- Les indications sur le cash confirment-elles l’amélioration attendue au S2 ?
- Les stocks nord-américains évoluent-ils dans la bonne direction ?
Questions fréquentes sur l’action Stellantis
Pourquoi l’action Stellantis baisse-t-elle autant ?
La baisse reflète une combinaison de facteurs : effondrement de la rentabilité depuis 2023, stocks et pricing en Amérique du Nord, free cash-flow négatif, reset stratégique de 2025, dividende suspendu, coûts de restructuration et incertitude sur la marge normalisée future.
Stellantis verse-t-elle un dividende en 2026 ?
Non. Stellantis a annoncé qu’aucun dividende annuel ne serait payé en 2026 après la perte nette de 2025. Le montant de 0,68 € encore visible sur certaines fiches correspond à la distribution payée en mai 2025.
Pourquoi le PER de Stellantis paraît-il si faible ?
Le PER 2025 n’est pas pertinent puisque l’exercice est déficitaire. Les PER 2026 et 2027 reposent sur des bénéfices estimés. Ils paraissent bas parce que le marché applique une décote importante à une trajectoire de marge et de cash encore incertaine.
Stellantis a-t-elle encore de la trésorerie ?
Stellantis indiquait 44,1 milliards d’euros de liquidité industrielle disponible au 30 juin 2026. Cette notion inclut notamment trésorerie, titres financiers et lignes de crédit disponibles ; elle ne doit pas être confondue avec une trésorerie nette simple.
Quelle différence entre STLAP, STLAM et STLA ?
STLAP désigne la cotation Euronext Paris, STLAM la cotation de Milan et STLA la cotation à New York. Ce sont des cotations de la même action Stellantis, avec des devises et places différentes.
Quels indicateurs surveiller pour juger le redressement ?
Les plus utiles sont la marge AOI, le free cash-flow industriel, les volumes et le pricing, les stocks nord-américains, les charges de garantie/restructuration et l’évolution de la liquidité. La prochaine étape observable sera la publication du T3 le 28 octobre 2026.
Le cours proche de 4 € attire naturellement l’attention, mais ce n’est pas là que se joue l’essentiel du dossier. Le marché valorise Stellantis comme une entreprise dont la capacité bénéficiaire doit être reconstruite après une rupture majeure. Les données du premier semestre montrent que le mouvement a commencé ; elles ne démontrent pas encore qu’il est achevé.
La suite dépendra surtout de quatre choses : la remontée de la marge, le retour du free cash-flow industriel en territoire positif, la qualité de la croissance des volumes et la préservation de la liquidité. Le vrai test est donc la capacité de Stellantis à transformer l’amélioration opérationnelle de 2026 en rentabilité et en cash-flow durables.
Information générale. Cet article ne constitue ni une recommandation d’achat ou de vente ni un conseil en investissement personnalisé. Les données de marché et consensus évoluent rapidement.

